Avec les casquettes vertes...Quel cirque !
J'ai l'impression qu'il n'était pas au parfum Et qu'il a fait un atterrissage inopportun De quoi finalement perdre la boule... Interminables les jours maintenant s'écoulent En attendant d'être emporté vers un ailleurs Quand le vent se fera plus rageur...
Sur le carrelage luisant de la terrasse Affrontant avec courage ce vaste espace Glisse, lentement, un silencieux escargot Qui ne se paye pas de vains mots Perdu dans l'immensité mouillée des carreaux Tel, sur l'océan, un quelconque cargo. Tandis que sa coquille, fragile cargaison, se balance Inlassablement, il avance... Rêve-t-il de quelque lointaine contrée Où il pourra se repaître à satiété ? Ses tentacules, radars dans le vent, Consciencieusement scrutent l'avant... Sait-il que sa folle équipée, sous un pied Peut, dans un craquement, brutalement s'achever Brisant ce rêve de vitale traversée...
Pierre qui roule des yeuxMousse qui s'amasse sur le mur vieuxOeuf qui vole un instantBoeuf qui pleure ses parentsMurs qui secouent les oreillesArbre qui se cache dans la forêtChat qui craint la baignoireChien qui niche dans la caravaneProverbe qui se défaitC'est bien fait !
Quand on n'est pas dans son assietteCa ne tourne pas rond, saperlipopette !Et pas question de mettre les pieds dans le platOn ne mesurerait pas tous les dégâts !Quant à se mettre enfin à table...Cela semble plutôt inévitable !Pourtant, on commençait à avoir de la bouteilleEt une forme à nulle autre pareille.Or, voilà qu'on vous ramasse à la petite cuillèreComme après avoir pris un coup sur la cafetière.C'est vrai que c'est une histoire à couteaux tirésMais comment faire pour bien s'en tirer ?Il n'y a pas de menus...plaisirsA croquer des mots avec désir...
Si pour lui, il n'y a pas de motC'est qu'il reste souvent sur le carreau,Y a t-il aussi objet plus terre à terreCondamné sa vie durant à chasser la poussière ?S'il n'est pas toujours de bon poilVous en trouverez un neuf aux halles !Il reste des heures enfermé dans le placardAlternant rêves et cauchemarsEt quand on le tire par le mancheDe bouger pour lui, c'est une chance !On l'envoie sans ménagement dans tous les coins,Que d'horreurs, il est parfois témoin !Sur la saleté, il a si souvent planchéQu'il lui arrive aussi de se démancher ...De plus en plus supplanté par l'aspirateurQuand il ne montre...