Se dressant au-dessus des mornes sépultures Elles défient le général hiver qui assaille la nature Jetant fièrement dans cet ultime combat Toute l'intensité de leur éclat Histoire de disputer aussi au clocher gris Quelque domination sur le pays...
Noël ! ô magicien qui jette des lumières Sur tous les sapins de la terre Qui allume les regards des enfants Lorsque vient la fin de l'an, Ne pourrais-tu éteindre les incendies Où se consume la vie, Faire taire les canons, Inventer d'autres sons ? Chaque année, tu fais renaître l'espoir Lorsque arrive le grand soir Mais, flamme fragile Il s'éteint lorsque s'éteignent Les lumières de la ville. On entend alors les blessés qui geignent On voit alors les plaies qui saignent Des hommes qui se mutilent Pour des choses futiles. Tout le monde applaudit au grand miracle Mais déjà tu retournes dans les coulisses...
A u vent qui se déchaîne, elles ont tenu tête Et dans le secret de la nuit, revêtu des habits de fête Pour jeter sous le soleil leurs derniers éclats Avant que ne sonne, bientôt, l'heure du trépas Laissant l'arbre dans le plus grand dénuement En attendant, belle espérance, le prochain printemps...
Asson rythme...( Asson est le nom du village en contrebas )
Les uns près des autres, tête courbée vers le bas Sur le pré, ils avancent à petits pas Sans qu'il y ait le moindre débat Et sans faire le moindre éclat Simplement occupés par l'immédiat Dans une sorte de silence béat Loin de quelconques tracas Dans un geste qui se veut délicat Peu soucieux semble-t-il du climat Et de toute forme d'apparat Pas de quoi en faire tout un plat Faire tant soit peu les fiers-à-bras Simplement avaler son re...pas...