Tête sortie de nulle part Qui tombe sous notre regard... Est-ce une sorte de lézard ? Sûrement pas un vieux homard ! A moins... d'y voir une forme d'art Qui nous laisserait quelque peu hagard Pas de quoi se mettre en pétard Tout juste bon à donner le cafard Peut-être à certains, des cauchemars Allez, repoussons la porte du placard Et partons nous promener sur le boulevard...
L e sujet peut paraître, à première vue, tout bête Mais la Nature ne peut-elle pas, parfois, faire la tête ? On lui jette, depuis si longtemps, tant de saletés à la face En se disant qu'avec le temps , tout, peu à peu, s'efface Pourtant, comme on le voit, elle sait si bien nous faire rêver ! Si on se décidait, enfin, jour après jour, à la respecter... Il est vrai que, parfois, aussi, elle peut se mettre en colère C'est alors un autre visage que nous offre la Terre...
Est-ce, de ce platane, une façon de recueillir la sève Dans cette ville de cure qui cultive aussi le rêve ? La réponse semblerait, dirait-on, couler de source Si on n'y voit peut-être une nouvelle ressource... Et si c'était, après tout, une eau de jouvence Cela pourrait expliquer, ce jour-là, l'affluence...
La montagne offre, parfois, un visage surprenant... Serait-ce, par hasard, celui d'un ancien président Qui, facétie de la nature, aurait été porté aux nues Pour avoir montré une remarquable hauteur de vues Pour l'instant, sans atteindre le sommet, il fait, seul, la Peyre En attendant, peut-être, que d'autres, dans le coin, l'on repère...
Vous ne le verrez pas planer au-dessus de vos têtes Ou perché sur un rocher avant de reprendre sa quête... Celui-là, ô combien discret, se cache au fond des bois Et, s'il semble se monter le cou, c'est juste pour qu'on le voit Car, il ne cherche pas non plus à se faire mousser Peut-être, dans quelque regard, un instant exister...