Randonnée en vallée d'Ossau...
Il va être difficile à mettre en boîte, ce poisson ! On m'a dit que c'est un requin-renard, fascination ! Et dire que la grande nageoire lui sert à assommer ses proies Sa longueur aussi ne manque pas de jeter un certain émoi Quant à son poids, il atteindrait les deux quintaux Difficile alors de quitter le bateau incognito...
Abandonnées au vent de la triste saison On regarde flotter ces bribes de belles toisons Qui font apparaître des troupeaux de brebis Ondulant lentement sur ces vastes prairies Et l'on peut, aussi, emporté par son imagination, S'élever, un instant, dans le ciel de la création...
On la dirait échappée d'un livre pour enfants Maman ours, dans les bois, se promenant Tranquille et, soudain, jetée dans la lumière... Si elle n'en reste pas moins auréolée de mystère Pour le promeneur, s'ouvre une nouvelle page De songes à compléter, avant de rentrer au village...
Quand on se met en campagne, parfois, l'hiver Offre à notre regard des oiseaux pas piqués des vers... S'ils peuvent sembler, au premier abord, dénués de vie, Un brin d'imagination, pour qu'ils s'envolent, suffit ! La Nature recèle tant de trésors délaissés Qu'un simple coup d'oeil peut mettre à notre portée...
On croirait voir deux petites souris vertes Qui se seraient senties découvertes Tout en haut de ce vieux mur recouvert De lierre, par un matin froid d'hiver... On croirait voir deux petites souris vertes Qui trembleraient comme deux feuilles vertes Mais, pourquoi croirait-on tout chat A moins... d'être fait comme un rat !
Prises en flagrant délit de faire le mur Elles restent là, immobiles, bien sûr, Pourtant, le loup rôde dans le coin Et même hybride, il n'en a pas moins faim ! Elles ne connaissent sans doute pas le triste destin De la chèvre du malheureux Monsieur Seguin... En attendant, ces marcheurs armés de bâton Ne nous inspirent rien de bon...