Quand vous arrivez au sommet du Listo, c'est le bouquet Que la montagne, vous offre, en toute simplicité... Alors, votre regard va des fleurs au paysage alentour Croisant, au passage, le vol majestueux d'un vautour Et même si des nuages encombrent encore le ciel, Vous savourez ces instants précieux, loin du monde virtuel...
A ses pieds s'agitent les flots tumultueux Du Gave de Pau dans son parcours sinueux, Tours serrées montant à l'assaut des cieux, Dessinant sur l'horizon son passé prestigieux. Reposant à jamais dans une carapace, heureux Instants d'un Roi qui fit bien des envieux Et chevauche toujours alentour, glorieux, Cheval blanc sous un ciel ô combien bleu ! Les jardins déroulent des fleurs le tapis précieux Sous la façade éclatante qui ouvre ses yeux, Couvant de la treille le nectar merveilleux Qui fera, gorgée de soleil, plus d'un heureux.
Pas toucher à mes brebis, passez votre chemin Et pour vous, gentils randonneurs, tout ira bien ! Ce n'est pas tous les jours facile pour moi Pas toujours simple, croyez-moi, de faire la loi Mais ne faut-il pas tout faire pour le protéger Ce beau troupeau qui est la fierté du berger ? C e n'est pas tout de le dire Alors aboyer, aboyer devrait suffire...
On peut aimer rester sur le carreau Pour observer ces drôles d'animaux Qui font le spectacle, près du musée, à Bilbao Claquant du bec mais, point trop ne faut... Et si reconnaissants quand, dans le pot, Tombent quelques petits euros ! Ils ont, c'est sûr, les artistes dans la peau Qui savent si bien faire les rigolos !
Ce héron que l'on ne prendra pas à contre-pied A faire une bonne pêche est bien décidé Et s'il semble être tout à fait au courant Il saura attendre, n'en doutons pas, le bon moment On a, dans le temps, raconté tant de choses sur lui Comment il dut, à la fin, calmer son appétit... Qui songerait maintenant à lui jeter la pierre Et à troubler ainsi cette douce atmosphère ?
Quand la culture est pratiquée avec une pointe d'art Sur les paysages familiers, elle enrichit notre regard Ils nous apparaissent, alors, tels de sublimes tableaux Devant lesquels l'on cherche, émerveillé, ses mots Aussi, si sur-le-champ, en passant, vous voyez rouge Arrêtez-vous, un instant, loin de ce monde qui bouge...
Une peinture qui s'écaille avec le temps Et surgissent alors d'étranges bêtes Qui semblent entrer dans un curieux tête à tête Si on y voit rouge seulement Il n'y a rien d'inquiétant Pas de quoi en faire toute une histoire Qui resterait si peu dans nos mémoires Et, après tout, on peut préférer le blanc ...
Disposer ainsi de l'eau courante pour prendre un bain De nature à faire de bonnes sensations le plein Il n'est que de parcourir, au hasard, nos belles forêts Afin de tomber sur de tels endroits encore assez secrets... Pour ma part ce fut en participant à la Randonnée des Sangliers Qui fut, avouons-le, à tous points de vue, bien arrosée...