Il est dans nos forêts des piliers de cathédrales Que l'on abat après un temps de vie respectable Et l'on découvre enfouis dans leur coeur des signes Que l'on ne sait déchiffrer...points à la ligne. Alors, l'on se contente d'y voir comme leur image Qu'ils nous renverraient, une fois disparus du paysage...
Collé à un poteau, il semble faire une drôle de tête Lèvres retenant à peine la dernière cigarette, Condamné à attendre le regard qui fait mouche Tant est faible la probabilité d'une cartouche Cet homme vert qui sans être vraiment petit Dans l'oeil d'un simple promeneur a enfin atterri...
Elles voulaient voler de leurs propres ailes Et comme les oiseaux planer haut dans le ciel Se détachant enfin de l'arbre qui les retenait Pour goûter un vent de liberté qui les agitait Mais ce rêve sur le fil hélas ! s'est brisé Et oiseau prisonnier, elles vont demeurer...
Instant de rêve à la pointe d'un piquet Magie d'un matin de forte gelée Quand on croit voir un cocotier Sur le ciel pur se détacher... Déjà le clou d'une belle journée Avec un décor si bien planté !
A tous ceux qui passent j'adresse un amical salut Mais certains, à un appel de détresse, ont peut-être cru Me voyant, ces jours-ci, prisonnier des flots Tant il est, en quelques heures, tombé de l'eau ! Heureusement, l'on m'avait chaussé de bottes Ce qui, un sens élevé de la prévoyance, dénote...
Ce personnage est vraiment à la remorque Je le dis ! Et même si d'aucuns rétorquent Que le sujet n'est pas vraiment révolutionnaire Reconnaissons que c'est la rouille qui l'a tiré...d'affaire.. C'est sur une ridelle que s'affiche simplement Ce portrait qui peut sembler d'un autre temps... Sous la peinture qui, au fil des jours, s'écaille Pointe une tête qui paraît échappée d'une bataille...
Curieuse, cette bête qui pose en haut du mur Et semble venir d'un monde bien obscur Où des feuilles qui se recroquevillent Passeraient presque pour des chenilles Mais telle un fragile et mystérieux papillon Elle s'envolera, emportée par un tourbillon