Faim d'automne...
Quand le soleil d'automne enflamme la montagne Le ciel, dans sa folie incendiaire, l'accompagne Alors s'élèvent de brumeuses fumées Pour un spectacle qui atteint, parfois, des sommets...
La forêt qui a revêtu sa belle livrée d'automne Aux premiers froids déjà s'abandonne S'enroulant dans quelque écharpe de brume Tandis que les arbres lentement se consument
Nous étions plongés dans un brouillard épais Et toutes ces beautés nous étaient cachés Seuls quelques arbres, quelques gros rochers S'offraient à notre vue tristement embrumée Ô surprise ! Lentement, le relief s'est dégagé Et nos yeux se sont mis à clignoter...
Pour les suivre à la lettre Il faut la tête lever Vers le ciel souvent ennuagé Et avant de les voir disparaître Emportant des rêves de voyages Garder toujours la tête levée Les pieds au sol rivés L'oreille traînant dans leur sillage...
En automne, appuyer sur le champignon Pour le plaisir de se faire mousser En étalant un beau tableau de saison Faut peut-être pas trop pousser... Pas question, non plus, d'en faire tout un plat Surtout, s'ils ne sont pas admis au palais Alors, comme c'est , ici, sûrement, le cas Contentez-vous de les regarder...
Dans le bois, il faut le dire, c'est bête Certaines n'en font qu'à leur tête Et si la rencontre est, parfois, à l'oeil Sur un vieux tronc, immobile écureuil De belles images faisons provision Pour affronter la mauvaise saison Sous l'écorce , de petites bêtes Au bec ne tiennent pas, longtemps, tête....