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Sarimakoi

Photos de toutes sortes accompagnées de courts poèmes émaillés de jeux de mots

Voir au delà...

Abelito
Voir au delà...
Voir au delà...

Avec le temps qui passe surgissent des êtres fantomatiques Qui vous attendent au bord du chemin, silencieux et statiques... Ils sont les habitants d'un monde ô combien mystérieux Qui, à grands renforts d'imagination, se crée sous les cieux Et ce qui n'était que grande feuille verte de cucurbitacée Avec le temps qui passe dans un autre univers a sombré...

Vider son sac...

Abelito
Vider son sac...
Vider son sac...

Combien de ces emballages abandonnés en chemin Sont jetés par la portière d'une bien irrespectueuse main ! Or, voici que l'un d'eux nous offre, par on ne sait quel hasard, Sur notre monde, sur la nature, un bien triste regard Il suffirait pourtant d'un bon geste Pour qu'il trouve sa vraie place, ailleurs, du reste Faut-il être, dans le fond, si dur de la feuille Pour que respecter la nature on ne veuille ?

Mode automne...

Abelito

La crainte c'est de prendre une veste au printemps Aussi, il est temps de cirer un peu les pompesEt de le faire en se mettant, bien sûr, des gants Mais, assurément, il ne faut que l'on se trompe Car, aux promesses combien sont imperméablesEt ne veulent plus toujours y laisser leur chemise... L'on sait, par ailleurs qu'il y a des sièges éjectables Et que l'on ne garantit pas, pris en écharpe, la place assise Pourtant, on le sait aussi, il est difficile de porter le chapeauEt la tentation est forte de verser dans des propos bidonsDe croire que l'on passera ainsi l'hiver au chaud De vouloir montrer...

Salut l'ar...triste !

Abelito
Salut l'ar...triste !
Salut l'ar...triste !

Je me suis avancé au bord extrême de l'avant-scène En quête, je le concède, d'une gloire bien incertaine Car combien passent sans l'obole d'un simple regard Moi qui ai tout donné pour être une oeuvre d'art Moi qui me suis dépouillé de mon bel habit vert Et qui affronte nu, maintenant, le terrible hiver !

Une bonne prise...

Abelito
Une bonne prise...
Une bonne prise...

On savait que, dans le fond, c'était une fine mouche Mais de là à réussir, sans accroc, une aussi belle touche On ne sait contemplant, en passant, une si belle toile Combien il nous faut, disons-le, lui décerner d'étoiles... Mais si vous pensez que j'ai une araignée dans le plafond Reconnaissez que c'est tout de même une image de saison...

Os...ons...

Abelito
Os...ons...
Os...ons...

E lle ne redescendra pas, c'est sûr, cet automne, dans la vallée Mais, emportée dans les cieux, maintenant, elle va survoler Les beaux pâturages qu'elle a, saison après saison, parcourus... Et si le randonneur ému est happé par cette vérité toute nue Il se plaît, cependant, à imaginer que, bientôt, un linceul tout blanc Viendra recouvrir, les restes encore accrochés au versant.