Là, où on voit que Jupiter a pris de la hauteur... Mais, dans l'arène, les aficionados ont à coeur Qu'il prenne le taureau par les cornes Sans pour autant dépasser les bornes... Quelques belles passes allument les regards Et beaucoup saluent son grand art... Toutefois, combien sont-ils sur les gradins A croire encor à un heureux destin ?
Tel le pack vert et blanc *, nous sommes toujours prêts à affronterLes grosses vagues échevelées venues du fond de l'horizon Et malgré les rudes assauts, sans cesse renouvelés, Nous allons encore faire une très belle saison ! Nous récoltons, à la faveur des marées, quelques trophéesQui viennent accrocher le regard des curieux Toujours plus nombreux à venir fouler le sable, l'été Enfants et plus grands, sous le soleil, si heureux ! * Section paloise
Pas facile de saisir ce curieux lépidoptère Adepte pourtant du vol stationnaire Il se déplace à des vitesses folles Sphinx gazé qui trop vite s'envole En quête de ce délicieux nectar Déroulant sa longue trompe avec art. Il ressemble au gracieux colibri Papillon nocturne qui vit le jour, que ce soit dit !
Parfois, la laine, au lieu de finir en pelote Au vent de l'imaginaire, tremblote Et bêtement accrochée à des barbelés Semble piquer notre curiosité... Deux oiseaux qui ne l'ont pas volé Se reposent de leur folle échappée... Mais, si cela vous hérisse le poil Tournez votre regard vers les étoiles !
Sur les bords des sentiers, clignotent les discrètes pulmonaires Tandis que,çà et là éclate le jaune des ficaires Les ellébores tendent leurs doigts de sorcières A tous ceux dont les regards traînent par terre Et partout les innombrables pâquerettes Etalent leurs plus jolies collerettes... C'est le printemps qui repousse l'hiver Au-delà de ses mornes frontières
Vous aussi, vous n'en croyez pas vos yeux Et vous demandez dans quel monde, l'on vit... Pardieu ! On veut à tout prix m'empêcher de m'épancher De révéler peut-être quelque sombre secret ! Mais ce n'est pas demain que je me tairai Et il faudra plus d'une main pour me bâillonner ! Oui, j'ai toujours la fibre de la liberté Et rien ne pourra me réfréner !
Elles attendent immobiles et silencieuses, ces figures du passé Qu'un simple regard viennent, un instant, les ressusciter Prisonnières des sombres geôles de la dure réalité Qui les réduit, faute d'imaginaire, à ne point exister Et pourtant, l'on se sent, dans un autre monde, emporté Quand, par hasard, l'on vient à les croiser...