En route pour...
A ses pieds s'agitent les flots tumultueux Du Gave de Pau dans son parcours sinueux Tours serrées montant à l'assaut des cieux Dessinant sur l'horizon son passé prestigieux Reposant à jamais dans une carapace, heureux Instants d'un Roi qui fit bien des envieux Et chevauche toujours alentour, glorieux Cheval blanc sous un ciel ô combien bleu Les jardins déroulent des fleurs le tapis précieux * Sous la façade éclatante qui ouvre ses yeux Couvant de la treille le nectar merveilleux Qui fera, gorgée de soleil, plus d'un heureux. * (poème écrit en une autre saison...)
Elève appliqué(e), devant le cahier de la nouvelle année La plume levée, vous n'osez encor tracer le premier trait Sur la première page à la blancheur immaculée De peur peut-être de vous tromper Puissiez-vous parvenir à résoudre tous les problèmes Puissiez-vous réaliser tous vos plus beaux desseins Quitte à être un peu magicien.. Puissiez-vous en conjuguant bien vos efforts A toutes les personnes faire un heureux sort... Puissiez-vous sans peine trouver le complément d'objet Qui fera de vous, en toute circonstance, un heureux sujet.. Puissiez-vous retenir de votre propre histoire, Quelques grandes...
Bonne et heureuse Année à tous !
Se dressant au-dessus des mornes sépultures Elles défient le général hiver qui assaille la nature Jetant fièrement dans cet ultime combat Toute l'intensité de leur éclat Histoire de disputer aussi au clocher gris Quelque domination sur le pays...
Noël ! ô magicien qui jette des lumières Sur tous les sapins de la terre Qui allume les regards des enfants Lorsque vient la fin de l'an, Ne pourrais-tu éteindre les incendies Où se consume la vie, Faire taire les canons, Inventer d'autres sons ? Chaque année, tu fais renaître l'espoir Lorsque arrive le grand soir Mais, flamme fragile Il s'éteint lorsque s'éteignent Les lumières de la ville. On entend alors les blessés qui geignent On voit alors les plaies qui saignent Des hommes qui se mutilent Pour des choses futiles. Tout le monde applaudit au grand miracle Mais déjà tu retournes dans les coulisses...
A u vent qui se déchaîne, elles ont tenu tête Et dans le secret de la nuit, revêtu des habits de fête Pour jeter sous le soleil leurs derniers éclats Avant que ne sonne, bientôt, l'heure du trépas Laissant l'arbre dans le plus grand dénuement En attendant, belle espérance, le prochain printemps...