Doux Béarn...
Même si chacun a sa part d'ombre En marchant sur un chemin de lumière Ici bas, sur cette terre hospitalière, On croit faire partie du nombre De ceux qui peuvent gagner le ciel En s'élevant à la force des mollets Sans avoir forcément le souffle coupé Dans ce magnifique cadre naturel Heureux, cherchant à aller de l'avant En regardant, de temps en temps, derrière Pour mesurer le chemin qu'on a pu faire Espérant marcher ainsi longtemps...
Quelques vieux piquets pour planter le décor Avec du barbelé peu tendu en renfort Des fougères qui se hissent à la première place Devant des prés qui, au soleil, encore se prélassent Et, tout au fond, sur un coteau arboré Le vieux village qui s'étire sous le regard émerveillé...
J'ai tant de fois donné la langue au chat Qu'il doit, cette fois, se moquer bien de moi En me tirant la sienne, longue comme ça Et encore une fois, je reste sans voix ! Bien sûr, il a choisi une bonne couverture Si les choses prenaient une mauvaise tournure Il est vrai que jusqu'ici la chance lui a souri Mais ce n'est pas une vie de rester alangui...
Leur nom qui semble trembler au vent Dessine dans notre imaginaire Un fragile abri précaire Pour échapper au mauvais temps Quelques bouts de planches Grossièrement assemblées Avec un air qui penche Un toit de tôles rouillées Mais l'on découvre des murs bien solides Une couverture garantie Contre le temps humide Un intérieur parfois joli De quoi faire un bon feu Pour se réchauffer entre amis Partager un moment heureux Avant de repartir sous la pluie...
Détail qui ne saute pas aux yeux et qui peut expliquer le titre... : Sur le linteau de la porte de cette cabane, un randonneur a écrit en noir "Vivre libre ou mourir enchaîné"...
Là-haut, la vie peut se montrer bien vache Et quand, malheureusement, elle vous lâche Assez rapidement, vous pouvez monter au ciel Emportée dans quelques battements d'ailes... Fini alors de ruminer de belles "pansées" La tête tournée vers les sommets... A l'évidence, l'infortunée y a laissé sa peau En attendant peut-être de faire de vieux os Si le gypaète ne passe par là Et n'y voit aussi son plat...