En montant au col du Soulor...
On a beau chercher à s'élever On rencontre encore des barbelés Et si on n'y laisse pas sa peau C'est le poil des animaux Qui flotte, ici, au vent de liberté Mais, c'est toujours pour délimiter Un territoire qu'on les a dressés Ces barbelés, un rien rafistolés,S Sur ces pâturages pentus Où ils barrent juste un peu... la vue...
Visage au regard halluciné Fixant une mer démontée Dont les baisers salés Laissent une marque rouillée Lors de ces étreintes enfiévrées...
Posée ainsi, tout au bord du vide Il y aurait de quoi être livide, Eprouver peut-être une peur bleue... Vous dites pour si peu ! Y en aurait-il pour rire jaune ? Non ! Alors, là ça m'étonne ! Moi, en tout cas, j'ai vu rouge Et pour l'instant, point ne bouge Rassurez-vous, j'ai de quoi m'accrocher Allez, n'hésitez pas, approchez !
L'automne a étalé sa belle nappe jaune d'or Sur le versant du coteau qui, lentement, s'endort Pour les dernières agapes du regard Comme pour marquer un douloureux départ...