Délicate ombrelle qui ne fera pas de l'ombre Aux savoureux cèpes qui poussent en nombre Elle régale discrètement les yeux du promeneur Qui se perdent parfois dans les profondeurs Combien y en a-t-il qui ne se sentent pas dans leur assiette Quand en automne commencent les cueillettes ?
Large piste forestière ou sentier étroit Serpentant dans les fougeraies ou les sous-bois Franchissant quelques éboulis Côtoyant des précipices infinis Bordé de grands arbres silencieux D'arbustes qui s'accrochent de leur mieux Le chemin si bien balisé Nous conduit vers les sommets...
Ils se tiennent encore par le bout des yeux Avant que chacun fasse de son mieux Pour diriger le troupeau parfois facétieux Et si loin si loin des yeux Guidé par des sifflets mystérieux Des ordres donnés sur un ton impérieux...
Dans les forêts sombres de l'oubli Un oeil reste ouvert sur la vie Créature échappée de la nuit des temps Oiseau qui a peut-être des dents Qui happe au passage un regard Et fait vibrer un instant le hasard Invitant à prendre la plume Quand l'imaginaire s'allume...
Une image qui n'avait rien de vague, soudain, nous a saisis Criant que la ligne blanche avait été franchie Un virage semble avoir été pris L'horizon s'est, peut-être, enfin, un peu éclairci Pour ceux qui dans la mer n'ont pas péri Mais un mur a, déjà , été construit Derrière lequel la Bête est toujours tapie...
Les vagues se jouent de la ligne blanche Et en gerbes hautes vite s'épanchent Et si les tristes blocs de béton brisent leur coeur Elles montent au ciel avec bonheur On peut élever des murs pour arrêter l'élan vital Tenter de les franchir, rien de plus normal...