Dune du Pilat...
Des gouttes de pluie se prélassent sur le banc Face à la presqu'île à l'horizon clignotant Devant une grande plage de silence Sous un lampadaire à la lumière intense Pas de quoi y voir rouge Surtout quand rien ne bouge Alors on s'éclipse dans la nuit Sans faire le moindre bruit...
Quand les roseaux au bord de l'eau Se prennent pour des oiseaux Et veulent s'envoler là-haut En quête d'horizons nouveaux Les retenir point ne faut Car ils ne seront pas de trop A rendre le ciel encore plus beau...
Il m'arrive, parfois, d'y voir gouttes Avant la surprenante déroute Regard accroché à la haie Profitant de quelque délai Pour sertir ces perles de pluie Suspendues sur le fil de l'ennui Qui traverse le sombre horizon Dans l'attente de la nouvelle saison.
Frêle esquif bravant les assauts de l'hiver Il navigue confiant vers le continent vert Essuyant encor quelque fortes gelées Sur le sombre océan des haies Et le naufragé des couleurs au regard éperdu Guette alentour, de la nouvelle saison, la venue...