En mai, on ne peut plus faire ce qu'il nous plaît Depuis que ce satané virus a envahi la planète Et il serait peut-être malvenu de faire la tête Car de l'attitude de chacun dépend le succès... Alors, il nous faudra encor garder les distances Au milieu de la foule avancer toujours masqués Et, plusieurs fois par jour, nos mains désinfecter Faire preuve dehors de la plus grande vigilance... Pas question de se mettre la pression au bar D'en faire tout un plat devant le restaurant Et s i les commerces se préparent à accueillir les clients L'heure n'est pas encore aux grands écarts...
Nous en savons un peu plus chaque jour Mais de la fin nous ne savons le jour Ceux qui savent disent que ce sera long Aussi, plusieurs fois par jour, nous nous savon...nons Mains tenant avec soin le savon Que nous savons être une arme efficace Contre ce virus dont nous savons la menace... Bien sûr, l'on peut encor nous passer un savon Si nous n'appliquons pas ce que nous savons Mais savons-nous dire tout ce que nous savons Sans nous faire mousser comme un sav...on ? Quoi qu'il en soit continuons à nous savonner les mains Pour connaître encore de beaux lendemains...
Monde qui est en manque d'inspiration Qui cherche une nouvelle respiration Monde qui semble bien essoufflé Et qui s'est condamné à l'immobilité Atmosphère qui devrait devenir électrique Avec la fin des moteurs thermiques Pourra-t-on préserver le poumon de la Terre Et ne pas céder au démon des affaires ? Combien voudraient enfin changer d'air Mais sera-ce le début d'une autre ère ? Le nez aurait peut-être fait défaut A ceux qui auraient dû agir plus tôt... Il faut trouver un souffle nouveau Pour se remettre tous au boulot Et moi aussi je cherche l'inspiration Pour connaître une bonne respiratio...
Grands dieux ! Ne nous voilons plus la face Un jour ou ...l'autre, nous sortirons tous masqués Grands dieux ! Grand bien nous fasse Même si du visage il nous faudrait montrer tous les traits... Et ne nous avisons pas d'attaquer une banque Désespérés de ne plus pouvoir faire face Car même si du bon argent nous étions en manque L'arme que l'on masque est une trop grande menace...Certains peut-être auront la chance d'être démasqués Ceux qui ne se sentiront en rien coupables Qui pourront des autres le regard affronter Car toutes les preuves auront été mises sur la table...
Elle a beau hisser les couleurs du printemps Son nom sonne comme les malheurs du temps Un temps où il ne faut plus suivre les sentiers Mais dans son logement rester bien confiné Un temps où certains doivent à une machine De prendre l'air qui fuit leur poitrine Un temps où il faut prendre ses distances Et ne pas s'en remettre seulement à la chance Un temps où il est difficile de travailler Sans craindre d'être, un jour, contaminé Un temps où le silence peut devenir pesant En attendant des lendemains... plus bruyants...
Je sais que je ne suis pas bien vu... Surtout, bien sûr, lorsque j'éternue ! On me dit que j'ai mauvaise mine Surtout le Prof de.. médecine Quant au dénommé Grincheux Il pense qu'il ferait mieux... Vous connaissez aussi Dormeur Confiné pour lui, c'est le bonheur ! Et puis, il y a le gentil Simplet Qui n'a rien compris à ce qui se passait Je n'oublie pas, dans son coin, Timide Angoissé, devant ces rues, ces places vides... Heureusement, l'on se réconforte avec Joyeux Pour qui tout ira bientôt mieux ! Vous pensez que je dis n'im...porte quoi Vous en avez tout à fait le droit !
Curieux le monde dans lequel nous abordons... Pas vraiment beaucoup de monde à l'horizon Et puis quel silence dans les environs ! Seuls, quelques oiseaux jouent leur partition Sur la route voisine passent quelques camions... Il y a de quoi se poser des questions Nous qui étions à l'abri dans le bourgeon...
Il ne reste pas longtemps sur le carreau Malgré le confinement, loin s'en faut... Il profite du jardin qui devient beau Et ne manque pas de faire des sauts Lorsque son maître, hors de l'enclos, L'emmène, laissez-passer, dans le paletot Le long des fossés où coule l'eau Pour un petit tour, suprême cadeau...
On eût préféré que ce fût un petit grain de sable Qui grippât la belle machine, que diable ! Car, à le retirer, on eût trouvé La technique, un fois bien repéré... Mais ce sont ces organismes microscopiques Si prompts, aussi, à investir le monde économique Mais pas de ceux qui diffusent sournoisement sur la toile Et à leurs victimes sonnées font voir mille étoiles... Nulle muraille ne peut s'opposer à leur irrésistible avancée Et ils sont peu sensibles aux beaux discours bien rodés Qui, en d'autres temps, eurent leurs effets... Et l'on est réduit à se laver souvent les mains Et à faire une croix...
Pendant que leurs aînés, sur les gradins, tenaient des conciliabules Des jeunes beaucoup plus actifs coinçaient allègrement la bulle Encouragés, il faut le dire par deux drôles d'énergumènes Qui avaient pris possession , non sans mal, de la petite scène... Spectacle ô combien éclatant après un défilé haut en couleur Dans les rues de la cité nayaise qui ne déguisait pas son bonheur...